Publié le 25.01.2008 | 12h10
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Pour Youssouf Hadji, milieu de terrain de la sélection marocaine, la défaite des Lions de l’Atlas ce soir face à la Guinée (3-2) est à oublier. Il estime que son équipe a manqué de "force mentale" pour aller chercher un bon résultat. Le Maroc fera bien de s’imposer lors de son prochain match contre le Ghana, pour rejoindre les quarts de finale de la CAN 2008.
Est-ce que cette défaite contre la Guinée peut plonger le Maroc dans le doute ?
Avant cette compétition, nous avons réalisé de très bons matchs amicaux. Donc nous connaissons notre valeur. Nos supporters et nous, les joueurs, savons qu’on peut faire quelque chose. Ces matchs nous ont montré qu’on peut aller loin dans cette CAN. Mais aujourd’hui nous a montré qu’on est encore loin du niveau auquel on doit être pour espérer quelque chose. Nous savions que la Guinée pouvait jouer très bien. Nous savions qu’elle allait nous gêner. Je crois qu’il faut oublier le match de ce soir, et se tourner entièrement vers le prochain match.

Avec sa victoire contre la Namibie, le Maroc est rentré dans le cercle des favoris. Est-ce que cela vous a dérangé ce soir ?
C’est toujours mieux quand les gens ne regarde pas trop le Maroc, ne mette pas trop de pression. C’est une bonne chose de ne pas faire autant de bruit que la Côte d’Ivoire ou le Ghana. Ça nous permet de travailler sereinement. On a réussi à trouver le bon environnement pour le premier match. Là, c’était plus difficile. Le dernier match contre le Ghana, sera très difficile. Et de toute façon on n’aura pas le choix. Il faudra gagner.

Contre la France ou la Namibie, le Maroc avait proposé une solide opposition au milieu de terrain. Pourquoi cela n’a pas été le cas ce soir ?
C’est toujours le milieu qui fait la différence, et quand l’ensemble du groupe n’est pas à fond mentalement, ça n’aide pas. On a manqué un peu de force mental aujourd’hui. C’est ce qui nous amène à la défaite. On savait qu’il fallait tout faire pour ne pas prendre de but, car derrière, on peut marquer à chaque instant.

Pour vous, est-ce que la différence avec la Guinée s’est uniquement faite sur le plan du mental ?
Non pas que mentalement. Mais c’est sûr qu’au début du match, on n’y était pas du tout. On était un peu endormi. Ils ont su en profiter. On a su revenir. Mais derrière, il y a un pénalty qui n’existe pas et qui nous fait très mal. Ensuite, on a poussé, mais c’était un peu tard.

Source: La Page des Sports
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