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Imprimer l'article Les Lions de l’Atlas n’ont pas le choix. Ils ne peuvent pas calculer et compter sur une défaite ou un match nul improbable de la Guinée contre la Namibie. Ils doivent prendre les trois points contre le Ghana pour aller chercher leur qualification. Les choix tactiques du sélectionneur national, Henri Michel, s’annoncent d’ores et déjà décisifs. Avec trois points pris en deux matchs, le Maroc n’a plus le choix. Les Lions de l’Atlas doivent s’imposer contre le Ghana pour poursuivre leur aventure dans la CAN 2008. Toute la subtilité de la rencontre tient dans le fait que leurs adversaires, les Blacks Stars, n’auront besoin que d’un point pour se qualifier. Offensif contre la Guinée lors de la deuxième journée en faisant évoluer son équipe en 4-3-3 (ndlr : défaite 3-2), le sélectionneur national marocain, Henri Michel, devrait revenir à un système un plus conventionnel en 4-4-2, celui là même qui avait permis à son équipe de s’imposer largement contre la Namibie (5-1), ou de réaliser de très bons matchs de préparation, à l’image du nul contre la France en novembre dernier (2-2).4-3-3 défensivement défaillant Pour certains joueurs, comme le défenseur central, Abdeslam Ouaddou, le 4-3-3 mis en place contre la Guinée a été peu concluant. Alors qu’Henri Michel voulait jouer haut pour offrir un maximum d’occasions à ses attaquants et aller chercher une victoire qui aurait été synonyme de qualification, c’est au contraire la Guinée qui a profité de ce schéma de jeu mal maîtrisé par les Lions de l’Atlas pour s’imposer. Dommage, car techniquement, les hommes d’Henri Michel ont le niveau pour tenir une telle disposition tactique. Peu d’équipes en Afrique ont la capacité des Marocains pour garder le ballon dans les 30 derniers mètres adverses. Contre la Guinée, le triptyque offensif Youssouf Hadji, Houssine Kharja et Tarik Sektioui s’est amusé à faire circuler le ballon devant la cage adverse à plusieurs reprises, sans toutefois parvenir à faire la différence. En proposant un système de jeu en 4-3-3, Henri Michel se prive presque automatiquement du talent de l’un de ses meilleurs joueurs, Marouane Chamakh. L’attaquant bordelais n’a pas le profil pour jouer seul en pointe, lui qui aime tant remiser de la tête ou lancer son partenaire du front sur un contrôle orienté déstabilisateur. Conséquence, Houssine Kharja se retrouve être le titulaire, lui dont la palette tactique est plus élargie. Reste qu’il ne possède pas, loin de là, la capacité du Bordelais à faire la différence pour se débarrasser de son adversaire direct. L’entrée en jeu de l’attaquant girondin contre la Guinée pour les trente dernières minutes a beaucoup apporté à l’équipe. Véritable feu-follet, il sait accélérer le jeu où qu’il se trouve sur le terrain. C’est notamment lui qui amène la bonne frappe d’Hicham Aboucherouane à la 77e minute de jeu. En quête d’assurance Aussi, pour Abdeslam Ouaddou, le Maroc n’est tout simplement pas "prêt" à jouer en 4-3-3. "On a l’habitude de dire que la bataille se gagne au milieu de terrain", affirme-t-il. Contre la Guinée, "on a joué en 4-3-3, en demandant à nos ailiers de revenir se replacer au milieu de terrain. Mais c’est vrai que souvent ils ne sont pas revenus et nos joueurs à la récupération se sont retrouvés en infériorité numérique, à cause du mauvais repositionnement des ailiers", explique-t-il. Et il est vrai que Youssouf Hadji et Tarik Sektioui, positionnés respectivement sur le flanc droit et sur le flanc gauche de l’attaque marocaine, n’ont pas su offrir de garanties défensives contre la Guinée. Pour l’attaquant nancéien, Youssouf Hadji, "c’est toujours le milieu qui fait la différence, et quand l’ensemble du groupe n’est pas à fond mentalement, ça n’aide pas". Pour lui, le match contre la Guinée est à oublier, aussi bien sur le plan psychologique que tactique. Henri Michel ne devrait pas jouer avec le feu contre le Ghana et aligner une équipe disposée en 4-4-2. Le Maroc aura besoin d’un maximum d’assurance pour vaincre une équipe qui joue à domicile et qui a montré une intéressante solidité défensive depuis le début du tournoi. Maxence Gorréguès La Page des Sports
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